été 2011

Tension dedans, vallée, creux de vague, bout de souffle,
j’ai comme un élastique droit debout fond de ventre,
qu’une absence retend comme jamais
on dirait un enfant sur la pointe des pieds, qu’on étire qui s’allonge,
qu’il est sur le point de claquer,
on dirait quelque chose qui a perdu quelqu’un,
ça veut baiser la Lune sur son front de trouées
ça tombe à la renverse et ça revient debout, comme un élastique où la nuit aurait jeté sa poigne noire,
tout sent l’écrasement et ça respire à peine,
c’est tout entier tendu vers une image absente.

Laisser un commentaire