Automatique – nov. 2011

Dans mon enclos de vie, il y a ce corps famélique en manque d’âme. Et contre lui, mille bruissements d’amour, des baisers qui commencent à la lune pour s’achever en papillons, des yeux tantôt doux, tantôt flammes, mais loin toujours et fous souvent. Il a quelques envies, des projets, des caps à passer, ce n’est pas l’essentiel ; ce qui compte c’est comme il se crispe et combien ça l’endure de s’éterner l’entaille. On le sent fondre sans arrêt. Un jour il pourra glisser sous les portes, il s’en ira comme un voleur dans les interstices lumineux, se baigner ou noyer les pas… comment prévoir ? C’est un moment de cire qui ne sait pas lui-même de quoi il rêve si ce n’est : de foutre le camp.
Ensuite On peut dire ce qu’on veut. Qu’il va les rythmes maléfiques des corps inhabités ou ; qu’il devrait essayer de me reconquérir ou ; que c’est moi qui devrais peut-être lui pardonner des trahisons, des hargnes sans objet, des densités de sensation qui m’effraient à hurler. Mais qu’en sait-On au juste ?
Tous les rouleaux du ciel l’étalent au sol où qu’il aille, et dans ces moments-là, je suis bien heureuse d’être hors-lui. Moi je n’ai rien à voir avec le mouvement de tomber, j’agite mes colliers d’étoiles, je les lui barbouille aux prunelles, mon rôle se limite à l’hostile.
C’est tout.
Nous nous tenons faïence, comme deux chiens d’antipodes au sein du même enclos.

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