janv. 2012

Là, en fermant ce livre, je démissionne de tout : mon immobilité, la platitude, le temps mou d’un hiver qui refuse de tomber tout à fait.
Trop de sensations engrangées, d’images vues, de frôlées aux portails célestes, pour demeurer assise. A chaque lecture intense je comprends plus physiquement ce terme, que l’on trouve dans les monographies lorsqu’on dit d’un auteur qu’il fut « nourri » de telle ou telle œuvre.
Que certaines œuvres sont faites pour ressourcer ; je crois cela à la lettre. Ou plutôt : qu’elles peuvent rallonger l’énergie de qui les lit.
Quelquefois alors, il semble que la meilleure réponse aux soulèvements intérieurs qu’elles déchaînent, ne puisse passer que par un lamento. Mais qu’il faudrait la voix d’un violon dans la gorge d’un homme pour atteindre l’intensité juste. Monter, monter ! Toujours cet impératif, intimé par je ne sais quel instinct lorsqu’en bordure de larmes, à deux doigts de hurler de joie, je ne sais plus prévoir dans quel sens aura lieu le déchirement qui guette.

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