Voleur

brise aux yeux bridés de sommeil
chapeau roux
poings menus
blottie dans ta poche intérieure

vient un voleur de vent, la valise à la main
ils ne sont jamais loin les voleurs de baisers
ils ne se cachent pas, la cloche à leur cou gueule tonnerre
lorsqu’ils s’enfuient, un filament de toi se déroule et s’étire
tu n’as pas plus la force de te déglutir que de te quitter
tu ne poursuis pas ce que l’on t’arrache
si on te l’ôte, ça meurt, quand on le laisse, ça peur
la chambre est toujours mauve
elle ne pouvait être que mauve, sans lèvres ni pétales

j’ai connu un mois d’août qui n’en finissait plus
on y dépiautait ma tendresse et les framboises hurlaient, hurlaient

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