22 juin

Ce qui est tout pour certains et rien pour d’autres,
ce qui se dissimule
ce qui rampe
ce qui s’écaille comme un vieux lait au mur
et fait le malheur de ces autres,
ces autres ignorant leur malheur,
ces autres heureux, ou, dirait-on, dans une apparence de bonheur insolent du fait même de son impossibilité,
du fait que ces autres ignorent tout
et que leur ignorance se dresse en plaques solides entre un tourment qui leur revient de droit, et eux,
que cette ignorance fasse armure
comme la mort d’un oeil les préserverait de l’éblouissement

2 réflexions sur “22 juin

  1. Texte (si bien écrit, un bijou !) qui fait réfléchir : beaucoup ne sont devenus très malheureux que lorsque la télévision, dans leur baraque ou hutte, leur a fait découvrir la disparité immense de répartition du bonheur. LLe mur du non-savoir protège parfois d »un sentiment plus profond de déréliction….

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