éléments d’armurerie

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détricote-moi ce corps fatigué
délaine-le sans brusquerie
mens-lui s’il se met à pleurer
ne lui tiens pas la main
n’accorde rien sinon le tremblé d’un mirage
veille farouchement sur ce qui t’appartient
dont il s’emparerait
jaloux
souffle dessus lorsqu’il se cogne
mais ne le ramasse pas
n’essaie pas de danser trop près
et s’il se murmure dans la nuit
des noms que tu ne connais pas
prends-les à la légère
à la plume
à la qui-pétille

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