5 janvier 2020

Seule la nuit me va, avec ses cocktails aux noms élégants, ses couleurs de bande dessinée ; la nuit me soutient dans la trajectoire ascendante vers un peu de joie. Elle a les joues rebondies de celle qui a toujours souri – nuit maquilleuse qui vous touche les cheveux et qui vous les parfume, costumière qui vous dissimule – nuit criarde par le contraste – nuit de boîtes à musique, à la fois fluide et mécanique, capable de serrer le cœur et de vous le dissoudre – nuit longue de toutes les nuits passées, qui vous aborde avec la grâce de l’araignée et vous tend un œil à facettes dans lequel vous ne savez lire.
Vous y repêcherez tous vos morceaux dans le désordre.

Metz, décembre 2019

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