7 septembre

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C’est ce silence que je voudrais fixer : celui des nuits de septembre dans le quartier, en pleine semaine, quand on peut entendre le sommeil des gens. On l’entend en creux par vidage soudain des avenues – entre le fracas d’hier et le fracas de demain – on entend sa petite musique – sa larme noire – son absence au seuil d’être là. C’est un espace vide entre deux vacarmes, entre deux lumières, entre deux tableaux de ville brouillée. On niche dans l’intervalle. On est dans la virgule,

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